Hesperian Health Guides

Mauvais traitement dans les établissements

Souvent, lorsque les membres de la famille éprouvent des difficultés à prendre soin d’une femme handicapée, ils décident de la placer dans un établissement ou un foyer d’accueil. Ils pensent que l’établissement sera en mesure de mieux prendre soin de leurs filles ou de leurs mères. De nombreuses personnes qui vivent dans les établissements ou les foyers d’accueil ont aussi le sentiment d’appartenir à et d’avoir une communauté de personnes autour d’elles. Bien que plusieurs personnes handicapées survivent grâce aux soins qu’elles reçoivent dans les foyers d’accueil, les hôpitaux, et les orphelinats, elles peuvent être aussi victimes d’abus.

Les personnes qui vivent dans les foyers sont parfois isolées, seules et sans défense, et sont plus vulnérables aux abus. La plupart du temps, elles vivent loin de leurs familles, ou n’ont pas de familles à la maison qui peuvent prendre soin d’elles.

4 femmes tristes assises sur un banc.

Les personnes handicapées qui vivent dans les établissements n’arrivent pas parfois à prendre leur vie en main. En général, elles font tout ce qu’on leur demande, et ne peuvent pas prendre leurs propres décisions. Les femmes qui ont des difficultés d’apprentissage, peuvent être particulièrement isolées dans les établissements parce qu’elles ont du mal à comprendre et à se faire comprendre.

Les autres problèmes des personnes vivant dans les foyers d’accueil résultent de la manière dont ces foyers sont gérés. Beaucoup de foyers ont trop de pensionnaires mais peu de moyens. Parfois, les gens qui travaillent dans les foyers sont débordés, frustrés, et épuisés. Souvent, on leur donne trop de pouvoir : ils établissent les règles, fournissent les soins, et doivent maintenir l’ordre.

En plus des types d’abus mentionnés au début, les femmes handicapées peuvent être confrontées à d’autres formes d’abus et de violence dans les foyers :

  • Rapports sexuels forcés avec les agents, les concierges, ou les autres résidents ;
  • Bastonnade, giffles, ou blessures ;
  • Manque d’activité de travail ou de plaisir, et ennui au quotidien ;
  • Stérilisation ou avortements forcés ;
  • Enfermée seule dans une chambre ;
  • Bains de glace ou douches froides comme punition ;
  • Médicaments forcés (tranquilisants) ;
  • Se déshabiller ou être nu devant les autres ;
  • Regarder les autres personnes être agressées ou humiliées ;
  • Etre attachée ou confinée (incapable de se déplacer).

Travailler pour changer les foyers

Si vous connaissez quelqu’un qui a été envoyé dans un foyer, et que vous pensez que la personne est maltraitée, voici quelques idées pour œuvrer pour le changement :

  • Informer un parent ou un groupe de familles, et échanger avec les personnes responsables. Elles seront plus susceptibles d’être attentifs si vous partez en groupe que si vous y allez seul
  • Renforcer la participation de la communauté dans le foyer et auprès des résidents en offrant aux résidants des occasions d’activités significatives et d’interaction avec la communauté à l’extérieur.
  • Campagne pour les heures de visite et les conditions qui permettent aux résidents de sortir avec un visiteur, ou de passer du temps en privé avec un visiteur.
  • Plaidoyer pour des programmes communautaires et des services à domicile pour que les gens n’aient pas à aller dans les foyers.



Cette page a été mise à jour : 07 août 2020